L'instant présent, une minute de silence

Publié le par Fred Milongeroz



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Pour honorer la mémoire d'une personne décédée, on propose une minute de silence.

Que fait-on pendant cette minute de silence? On pense à la personne qui vient de quitter son corps.

 


Dans la vie de tous les jours, la plupart d'entre nous, est emportée par le flot continu de la pensée, et ses attributs que sont l'anxiété, le doute, la dualité, le désespoir ou l'espoir. La pensée peut prendre la forme d'une réflexion, d'une rêverie, d'un débat intérieur.

L'égo est roi en son royaume.


Dans notre vie quotidienne, nous sommes ainsi absorbés dans nos actes, dans tous ces gestes que nous faisons chaque minute. Inconsciemment, la plupart du temps.


Même assis dans un parc, au Mac Do, devant la télé ou devant son PC, on est absorbé, c'est-à-dire plongé aveuglement dans nos pensées ou dans Plus belle la vie, ou dans le discours monocorde de Claire Chazal, ou dans le fil d'actualité de facebook et ses inlassables J'aime, Commenter, Partager, quand ce n'est pas l'emportement dans une longue série d'échanges vifs, bref, nous sommes absorbés au sens réel, pour ne pas dire "bouffés" par nos activités variées et incessantes qui ne font que nous distraire du matin au soir, qu'elles soient amusantes ou ennuyeuses, d'ailleurs, l'essentiel étant l'occupation du mental, son addiction foncière, sa compulsivité inconsciente, ou ce que j'appelle encore le sommeil prolongé, la vie endormie (une définition, une métaphore, plus adéquate que celle du rêve éveillé!).



Absorbé, bouffé, ça consomme de l'énergie, de l'énergie vitale! Les autres aussi nous absorbent, nous "bouffent", notre amoureux ou notre chérie nous dévore aussi!

L'égo est votre roi malgré vous, un dévoreur de temps, d'énergie!



Vous comprenez maintenant ce que j'entendais vous signifier dans ma série de textes sur les vampires? (cf : Le dernier tango du bal des vampires - 1, 2, 3 et 4 ).

On repense     également à La prophétie des Andes, le roman de James Redfield (1993), vendus à plusieurs millions d'exemplaires, dont le thème tourne autour de l'enjeu des champs d'énergie des êtres et du pouvoir de l'instant présent.


Chaque fois que nous regardons une chose, une personne, un objet, on y plonge son regard sans le faire exprès, au point que nous ne ressentons même plus notre corps, et que nous ne prêtons même plus attention à tout ce qui environne cette chose, cette personne, cet objet.

L'exemple le plus flagrant c'est la télévision, l'ordinateur, ou encore lorsqu'on est complètement absorbé par une discussion : une tiers personne vous parle à cet instant, et vous ne l'entendez même pas!


On dit d'ailleurs : "Le monde pourrait s'effondrer, que tu ne t'en apercevrais même pas!"

On a peur que le ciel nous tombe sur la tête. Pendant ce temps, on oublie que notre corps marche sur la terre.

Le pouvoir de l'égo au royaume des morts!



Certaines personnes vous donnent une claque amicale derrière la tête pour que vous y prêtiez attention : cette personne vient de vous sortir de votre occupation. En vérité, elle vient de vous faire rentrer de nouveau dans votre corps, son ressenti.



Dans les monastères zen, le maître s'approche de l'élève qui médite en position zazen. Muni d'un baton, il le contourne et va le frapper au dos. Surprendre le jeune moine est la meilleure façon de savoir si ce dernier est dans le moment présent, enraciné dans sa méditation ou bien absorbé par des rêveries ou des pensées.

Le maître zen avec son bâton est comme l'Eveilleur de Conscience. L'enfant qui vous tire subitement la manche de votre vêtement à plusieurs reprise, qui vous secoue alors que vous êtes en pleine conversation avec une amie, va vous mettre les nerfs. Mais c'est de votre faute : vous n'étiez point dans votre corps, absorbé que vous étiez par quelque chose dont vous allez défendre l'importance capitale... à vos yeux d'égoïste.



Quelle serait la définition de l'égoïsme d'ailleurs?

Si ce n'est celle d'être absorbé à tout vent, de rester accroché à une activité, un emportement exclusif et compulsif dans une pensée, une conversation, une croyance à défendre coûte que coûte, un refuge dans une action excitante ou dans un fantasme qui construit d'impossibles scénarios de science-fiction, un songe qui détruit les possibles rencontres avec la vraie vie, un rattachement obsolète à une vieille souffrance, comme l'on s'accroche désespérément à une branche morte - et dans cette définition de l'égoïsme, le reste n'existe plus, l'environnement disparait, au profit d'une obsession, celle d'un égo pour qui le champs de conscience doit se réduire à sa plus étroite fente : celle d'une porte de prison qui se referme sur le prisonnier qu'il est?

Quand je pense qu'il y a des gens qui cherchent à sortir de leur corps, à faire un voyage astral! Alors qu'ils ne sont presque jamais dedans... Et qu'ils sont en longueur de temps à faire des projetions astrales, émotionnelles, mentales, à tirer des plans sur la comète, bref!


L'égo est une prison, votre corps son prisonnier!


L'Eveilleur de Conscience est passé à cet instant chez cet enfant qui a fini par vous agacer, alors qu'il ne vous demandait qu'un peu d'attention - car c'est important pour lui aussi qu'on s'occupe de lui, vous comprenez? Non, vous vous êtes retourné et l'avez grondé, giflé. Vous vous êtes emporté. Pourquoi?

Vous n'avez pas écouté l'Eveilleur de Conscience. Vous n'étiez pas dans votre corps : présent complètement dans son ressenti, présent dans votre proche environnement si vivant.



La minute de silence?

J'en reviens à présent à cette minute de silence. Pourquoi attendons-nous qu'une personne décède pour lui consacrer une minute de silence? Elle a quitté son corps. Mais nous, que faisons-nous du matin au réveil jusqu'au soir quand nos paupières trop lourdes se ferment?

A peine nous levons-nous du lit, que déjà nous quittons notre corps!

Certains se réveillent en réveillant tout de suite leur état d'anxiété, ou de stress professionnel, familial, ou de doute, ou d'espoir, ou de joie forcée, ou d'excitation recherchée à tout prix. Même assis tranquillement devant son bol de café, on quitte son corps pour flaner avec nos pensées, nos projections mentales : nous voyageons au milieu de la nuit dernière avec cette personne qui a partagé notre lit pour la première fois, espérant le soir même revivre exactement la même chose. Nous voyageons dans un futur flou, chaotique, y projetant nos espérances, ou nos déceptions...


A peine debout, déjà absent de notre propre corps. Toute la journée, nous vivons comme des morts qui ont quitté leur corps. Bien sûr, notre enveloppe bouge, c'est vivant, ça marche tout seul, qu'importe, l'essentiel c'est d'être anesthésié... Mort-vivant.

Et nous nous étonnons alors de tant souffrir?



La minute de silence, on devrait la faire pour soi-même, dès le réveil!

La minute de silence devrait être la minute de présence. Présence à soi, et il n'est pas meilleure définition que celle d'être présent dans son corps.


Horace expliquait à une jeune femme nommée Leuconoé : "Carpe diem quam minimum credula postero".

Cueille, arrache le jour, place toi ici et maintenant (hic et nunc) à l'intérieur de ton corps, et crois le moins possible au futur qui n'existe que dans ton mental!  

La meilleure définition, la meilleur traduction que l'on puisse faire de l'expression Carpe Diem, c'est celle de faire le plus souvent possible une minute de silence, et pourquoi pas trois minutes, un quart d'heure, une journée de silence.

Le silence ne vous empêche pas d'agir!

Le silence, c'est le moment présent : il est la voûte céleste remplie d'une myriade de princesses scintillantes, et même si vous ne pouvez la contempler en plein jour, elle demeure, elle existe autour de votre petite planète. 

De même, le silence demeure au milieu du bruit.


Le bruit des fouets des hommes emportés  et le bruit des sous qui tombent sur les étales des hommes qui vendent et achètent des illusions, ne fait que recouvrir le silence.

Que tous les bruits cessent, le silence demeure. Il est d'or, tandis que nous nous attachons à l'argent. 


Faisons une minute de silence. Pour honorer  notre mort quotidienne!


   


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Publié dans Déjà un best-seller

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Laret 30/11/2012 08:33


La santé,ne rien faire,c'est la protéger!!!!!Pendant la minute de silence,on pense au,ou aux,disparus.C'est"FAIRE"quelque chose..Et mème pas sûr que tout le monde le fasse!!!!Tres bonne
journée,Jean-Pierre

Fred Milongeroz 30/11/2012 17:29



Faire et penser, refaie et puis défaire, y repenser...


Bon week end JP!