Les gambettes d'un gay efféminé à Avignon

Publié le par Frédéric Violette, gay travesti Avignon

Les jolies guiboles d'un gay passif, travesti, très mince, de petite taille, visage imberbe, quadragénaire du Vaucluse

 

Les gambettes d'un gay efféminé à Avignon

 

Follement gaga et gaiement féminisé, je tortille des gambettes, car je suis une sauterelle qui valse, qui swingue, qui tangue. Autrement dit, un danseur très mince, très sensible, une blonde un peu folle, de quarante ans et des poussières. La danse? ça égaye ma vie de boy au féminin à Avignon, ça occupe une place importante, qui soulage ma solitude, car vivre l'homosexualité (et la transsexualité, par la même occasion) quand 99% des hommes que je frôle et croise, rencontre et cotoie, sont hétéros, cisgenres, ça fait bizarre. Mais je ne vais pas leur en vouloir, c'est évident! La solitude ou la communauté? Le désert sentimental, mon lot quotidien? "C'est bien la nature qui... est seule responsable si... je suis un homo... comme ils disent." Dans sa très belle chanson, Charles Aznavour l'a exprimé en poésie, d'une manière sublime!

Voici les jolies jambes d'un mec travesti 24h/24 7j/7, gay passif au visage bientôt imberbe, de 160 cm pour 48 kg, taille S pointure 37:

Un avignonnais de petite taille, à la silhouette très fine, maniéré, attiré par les hommes, qui s'habille comme une femme

 

Envie d'un copain viril, d'être en couple depuis que j'habite Avignon. Homosexuel qui fait la femme, rôle à 100%

Dans mon couple homosexuel, je fais la femme. Y a pas photo. Lors de mes rencontres dans le Vaucluse, non seulement j'ai vraiment pris conscience que j'aimais le corps de l'homme, son dos large, sa musculature massive, ses biceps aussi épais que mes cuisses de mouche, et le reste, sans avoir besoin de vous faire un dessin, mais en plus, je me sens enfin à ma place, à ma vraie place de gay passif, qui ne fait que la femme: je ne suis plus responsable du désir, je m'abandonne totalement en laissant l'initiative à mon partenaire. Je suis pénétré, et il n'y a que ça qui compte. Ce n'est pas la jouissance masculine que je cherche. Mon désir, mes pulsions sexuelles s'expriment intérieurement. Il n'y a d'ailleurs que mes érections matinales que je trouve logiques, sans doute utiles, je ne sais pas, pour bloquer la pression qu'exerce la vessie pendant mon sommeil? Et encore, ces dernières m'ennuient.

 

Citation André Gide: "L'amour dans les tragédies de Racine effémine plus les héros qu'il ne les exalte." Journal 1941
"L'amour dans les tragédies de Racine effémine plus les héros qu'il ne les exalte." Citation d'André Gide, Journal, 1941

 

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Quand un homme me regarde dans la rue, qu'il m'adresse un sourire chaleureux alors que je porte des escarpins, une robe affriolante, je me sens amoureuse, ça remplit ma journée d'une joie incommensurable, c'est comme si j'avais déjà fait l'amour! Suis cérébrale. Autrement dit, j'abandonne au mec le soin de prendre en charge l'acte charnel, qu'il prenne son pied, qu'il affirme sa virilité, avec douceur, bien sûr, quant à moi, je vis ma libido dans sa phase ascendante, pendant les heures qui précèdent la relation intime, sa voix d'homme qui me rassure, ses gentillesses qui font que je me sens prête à lui ouvrir les portes de mon jardin secret; et je déguste encore mon bonheur d'être femme après l'acte, bien après même, quand j'apporte un drap de bain plié à l'homme qui m'a ceinte, contrainte avec tendresse, et qui sort de la douche. Je suis son réceptacle: l'essentiel de mon ivresse, c'est l'accueil que je fais au mâle en pleine expression et libération de ses pulsions. Il est mon homme. Je l'aime comme ça.

 

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Quand tu es une femme, ma douce Violette, il peut se passer tout plein de choses avec les hommes, sans même chercher la drague. Le jeu naturel de séduction, la courtoisie, l'échange discret entre des regards déjà plus ou moins amoureux, les sous-entendus et les occasions du flirt, font partie de la vie sociale, affective et sentimentale des deux sexes. Mais il y a toujours un mot, une mimique, un froid, qui te rappelle à ta condition... masculine, petite Violette! qui te ramène brutalement dans ce corps maigrichon, bourré de testostérone, cette poitrine plate comme la plaine de la Crau, avec tes deux ovaires trop lourds, complètement toqués, qui ne tiennent pas en place, qui n'arrêtent d'ailleurs pas de s'échapper de ton bas-ventre, avec ce point G éloigné de 9 cm à l'extérieur de ton pubis, doté encore de ce vagin mal placé, en colocation perpétuelle avec tes entrailles.

 

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Quand tu es homo et exclusivement passif, mon petit Fred, avec un corps de minet, de "twink", de "crevette", comme on dit dans le jargon gay, et qu'à 43 ans, ta silhouette est toujours aussi fluette, avec des bras et des jambes qui tiennent plus de la grâce féminine que de l'esthétique virile, que par-dessus le marché, tu réalises que tu as toujours vécu dans une âme de femme, tu as la sensation désagréable de vivre sur une autre planète, tu es comme un étranger dans ta propre région vauclusienne...

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Un comédien sans théâtre, une comédie sans hommes. Une petite et ondulante Sorgue sans roues à aubes. Un pont privé de ses deux eaux, une affiche sans festival...

Je suis la colline Saint-Eutrope en quête de mon théâtre antique, la dentelle de Montmirail qui cherche désespérément la caresse de mon vaillant et beau Ventoux.

Un exilé.

Une Durance loin de son lit de cailloux. La Barthelasse qui prie encore Saint-Bénezet. La bigote qui attend la visite de son Dieu, avec ou sans diamant entre les fesses. Un voyageur des âmes. Une âme sans remparts, désemparées. Rhône, mistral, azur et calcaire sont mes seuls amis. Je suis la faille qui meurt à Courthézon, la résurgence qui ne fait plus de mystère. Une fable-fontaine dans laquelle aucun troubadour ne veut tremper sa plume, un cul-de-sac que les bergers évitent soigneusement. C'est comme si en regardant les autres, pourtant qui te sont familiers, on t'avait mise de l'autre côté du miroir. Suis-je punie? De quoi?

 

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Féminisation

 

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Ma féminisation est un long processus qui repose sur une puissante féminité, ou passivité, ou sensibilité, déjà présente à l'adolescence. Mon âme de femme? Je l'ai refusée avec une violence inouïe au début. Il m'a fallu rencontrer un premier mec qui habitait loin, très loin de la Provence, puis un deuxième, puis un troisième, et ça, c'était dans les Bouches-du-Rhône, pour qu'au final, après une dizaine de rencontres sans lendemain, trop brèves, plus ou moins inachevées au lit, ma féminité commence à s'épanouir. En fait, c'est depuis que j'habite dans le Vaucluse, que mon homosexualité s'est clairement établie en mon fort intérieur.

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J'ai massé un ami, puis un autre. Ils étaient hétéros. Il me fallait surtout leur cacher que j'étais de la jaquette. Quand mes petites mains toutes douces se sont posées timidement sur leurs larges épaules, là j'ai compris qu'il n'y aurait plus de place pour deux dans mon existence de blondinet(te): désormais, seule la femme veut vivre à l'intérieur de ce corps d'un mètre soixante pour quarante-cinq kilos (42kg l'année dernière en septembre). J'ai mis du temps avant de comprendre qu'il s'agissait de genre, de rôle, car bien sûr, je ne peux pas ôter mon vêtement biologique, physique, de mâle, comme on se débarrasse d'un manteau!

 

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Triolisme de trentenaires

 

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Il y a eu aussi cette fameuse soirée bi, initiatique, sans le faire exprès, bien sûr! mais pour moi, elle demeure une charnière sacrée de mon histoire individuelle: une relation trioliste. Deux hommes et une femme. Plutôt un homme et demi, et une femme! J'étais aussi menu, aussi cambré, aussi léger que cette dernière. Le bisexuel, actif et viril, m'a pris pour se mettre en appétit, une chevauchée à cru. Il m'a dépucelé. Nous étions clean tous les trois, eux mariés, et moi vierge. Elle? Un beau brin de fille, la trentaine, comme son mari. C'était il y a dix ans. Oui je l'ai caressée. Et ce fut la dernière fois que je posais la main sur une femme nue. Je n'ai rien voulu faire avec elle. Tellement préoccupé(e) par les qualités volumétriques de son mari. D'ailleurs, j'étais complètement mou. Non seulement ça ne me posait aucun problème, mais en plus je me sentais pour la première fois de ma vie, en phase avec ma "libido féminine". C'était presque candauliste, comme situation. J'avais l'impression d'être la lesbienne à qui la copine faisait découvrir pour la première fois le loup. Et j'ai tout de suite aimé le loup!

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Depuis, je suis le chaperon rouge. J'ai essuyé une dizaine de tentatives, pour avoir un copain, un vrai, un mec à moi, voire un mari! Une dizaine de rencontres. Trop brèves. Que des curieux! Ou bien des "recto-verso". Je ne cherchais pas à switcher. Il y a même un homme à qui il m'a fallu dire: "Toi, recto, et moi, verso! Je sais, je suis égoïste, mais je ne partage pas mon rôle... DE FEMME!"

 

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Une blonde non-binaire malgré moi

 

Ok! vous allez me trouver lourdement binaire, un comble pour un poids plume, une taille XS, un mec si maigre qu'il passe derrière les affiches sans les décoller. Je respecte les non-binaires, ainsi que les intersexomaniaques. Les frontières entre les classifications, étiquettes, dénominations, sont particulièrement floues, se déplacent d'un individu à l'autre. Suis maniériste aussi. Bipolaire, têtu, agoraphobe, procrastinateur, sincère, ouvert d'esprit, très ouverte même. Mais aussi molle que de l'argile que mon ami le potier peut façonner. A sa guise. Je respecte les transgenres qui ne veulent pas être considéréEs comme des transsexuELLES, à chacun-e son étiquette fétiche! Moi, c'est transsexuelle. Bien que j'aie tendance en ce moment à la remettre au placard. Pourquoi? Parce qu'il me faut chaque fois préciser: NON hormoné NI opéré.

Que je le veuille ou non, de toute manière, je suis non-binaire et intersexe. C'est indépendant de ma volonté. Quand tu vis dans un corps d'homme qui est dans une âme de femme, forcément, tu te trouves coincé-e dans un entre-deux-mondes, ou dit on ne peut plus clairement: t'as le cul entre deux chaises. Forcément, je m'appuie sur la binarité afin de clarifier mes intentions, de me forger une direction de vie, de m'appuyer sur une spiritualité vivante. C'est fondamental pour mon équilibre psychologique.

Oui, je revendique et défends le terme: transsexuelle. Suis-je un transgenre? Eh bien non! Je me suis toujours sentie du genre féminin. Un homme dans une âme de femme, une femme dans un corps d'homme. Alors je ne suis pas transgenre. Simplement: genre au féminin. Point. Barre. Par contre, le mot: transsexuelle, je le trouve vachement beau. Il nous ramène à l'art de la sexualité, du tantrisme et de sa chasteté, ainsi qu'à la sublimation du désir, il évoque le serpent de la kundalini, à la notion de patience, de canalisation des instincts, de renonciation. Transsexualité? Changement de sexe?

Mec blond du 84, passif, très mince, docile et léger comme une plume, gay qui fait la femme, cherche la recette miracle pour se transformer en princesse, échange ses organes de mâle contre des organes de femelle! Quoi, la transsexualité, c'est changer de sexe? Pas forcément! Cela signifie pour moi une transformation, une transition, celle d'une sexualité masculine vers une sexualité spécifiquement, exclusivement féminine, dans l'idéal. Ceci dit, entre la pratique et la psychologie, on y arrive, c'est une autre façon de se servir de nos outils de mec. Après ça... que l'on se prétende transsexuelle, non-binaire, ou transgenre, qu'importe: nous sommes toutes sur le même radeau... de la Méduse. Donnons les premières le bon exemple: aimons-nous les uns les autres. Et donnons-nous la main dans la marche des fiertés.

 

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Tais-toi quand tu parles, homme!

 

"Tais-toi!" Comme si on m'avait collé une étiquette sur le front. Retirons donc les étiquettes! ça, c'est une campagne actuelle dans les Bouches-du-Rhône,  contre la discrimination envers les femmes et les homosexuels. J'ai vu l'encart dans le complément culturel de la Provence, hier, en buvant mon café à la terrasse d'un bar, intra-muros. J'étais à talons, une jupe longue, un débardeur avec des manches très courtes, à dentelle, et motifs petites fleurs.

Je suis pédé comme un phoque, maniériste, baroque et classique en même temps, je passe du gothique au vintage, de l'urban style au hard high heel, de la pinkie girl à la bimbo de 40 piges, suis une bcbg trempée dans la précarité, une Cendrillon hérissée de noblesse, une hijra-berdache-katoey à la sauce provençale, une ladyboy de la région PACA, con! vilaine, pas belle, moche je veux dire, et fière de l'être, faisant sa candidate et candy doll à Miss Trans 84, princesse sans royaume, lolita sans lendemain, marquise sans démons, un ange qui ne fait que passer, figue molle, un keum passif qui fait la tapette quand il essaie de faire la femme, une anguille au lit, mouche gay et bouche en cul-de-poule, maniaque du selfie, si j'aime les étiquettes, c'est pour me repérer dans l'espace des possibles, pas pour cibler, isoler, condamner mon Prochain, et encore moins être une cible, un exclu, une damnée.

Dix mecs. Dix caleçons (ma poésie gaie). Je leur ai sorti la capote. Même si je n'ai jamais vu le spot de prévention qui s'appelle: "Je ne baise qu'avec des mecs clean." Le jour où je m'établirai dans une relation vraiment régulière, une vraie  rencontre sérieuse, un truc plutôt sentimental, alors oui, on fera le nécessaire pour se débarrasser du plastoc. On ne m'a jamais engrossée. Mais ça, je le réserve pour le prince charmant. Même si je n'y crois plus à mon âge. Quarante trois ans. Quoi! C'est vieux?

 

Un gay qui ne fait que la femme: c'est pour ça que le mot "passif" existe!

 

Blond 100% passif: j'ai renoncé naturellement à mon identité masculine. Est-ce que j'ai le droit de dire: blonde 100% passive? Dans mon bas-ventre, je distingue clairement ce qui doit naturellement être évacué de la jouissance masculine elle-même: d'ailleurs, maintenant, quand un homme me fait l'amour, je fais en sorte que les deux phases soient dissociées, que l'évacuation de mes liquides se déroule d'une manière complètement neutre, pour être soulagé, simplement me sentir détendu une fois que mon chéri se sera retiré, et que la seconde phase, autrement dit mon orgasme "extérieur" typiquement masculin, qui provoque râle immédiat, et qui me devient de plus en plus étranger, n'ait pas lieu au moment de l'expulsion de mes sécrétions. C'est difficile pour moi d'expliquer ce processus. Mais cette "pratique" me permet de vivre ma sexualité au féminin. Sinon il me reste l'hormonothérapie et l'opération de reconstruction génitale, mais ça, c'est tout un parcours lourd à mettre en place. Pour l'instant, j'essaie de vivre ma vie d'homosexuel efféminé, de travesti passif et maigrichon, quitte à abandonner l'étiquette "transgenre" ou "transsexuelle"!

 

Maigrichon, l'équivalent de la crevette gay une fois qu'elle a passé la quarantaine

 

La chasteté est ma meilleure amie, ça fait deux ans que je n'ai plus palpé un homme. La crevette s'ennuie. J'utilise ce terme parce que je me trouve dans un corps de "twink". Mais passé la quarantaine, on n'a plus le droit d'utiliser ces... étiquettes. On dit: maigrichon, ou encore très mince. Maigrichon, c'est le niveau intermédiaire entre maigre et mince. Plus maigre que maigre, c'est anorexique. Là, il ne reste plus que la peau sur les os.

Petit mec... blond, comme ça j'annonce la couleur, imberbe ou épilé? Les deux. Mon visage et mon cou sont en passe de devenir imberbes. Laser oblige. Encore six mois d'efforts. Pour ce qui est de mon épilation intégrale, je varie les plaisirs: lame et mousse à raser, crème dépilatoire, esthéticienne pour l'épile à la cire. Y a du taff.

Sinon, à côté de mon nouveau métier de gonzesse femme, je reprends régulièrement mon training de danseur homosexuel et féminisé du Vaucluse, sur talons aiguilles... Quand la vie au féminin commence à quarante ans!

Avignon, le 4 juillet 2017

Lolita Tanguera Sans Lendemain

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