Hier c'était la fin du monde

Publié le par Violette Frédéric Zarod



Belle plante, feuille volante et page vierge pour les natifs du nouveau monde. Event 2018 alimentation pranique, comment accepter sa taille fine ou ses kilos en trop? La fin des régimes, dernier épisode Bad Girl Fashion, mangez 5 fruits et 5 légumes crus par jour. Le début d'une nouvelle vie et la fin de toutes les guerres. Aujourd'hui dans mon journal de femme d'un nouveau genre, particulier, chic, glamour et très mince, je donne la parole à un guerrier de la lumière. Nouvelle littérature française, roman à l'eau de rose, septembre promet de jeunes talents, confidences hivernales loin du buzz, des strass et des médias meanstream. 10 astuces pour ne pas en perdre une miette et 50 citations pour désamorcer les conflits, réconcilier les couples qui se déchirent, apaiser les êtres hyper sensibles, les hommes féminins, les femmes camionneuses, les êtres du troisième genre. STOP à la guerre des sexes. Hier encore c'était la fin du monde, mais demain, nous pourrions tourner un nouveau film sur le thème: la fin des temps primaires et barbares. Première citation d'après le Dalaï Lama: si nous proposons la méditation dans nos sociétés occidentales, la violence disparaitrait de la surface de la planète en une seule génération. Dansez dansez sinon nous sommes perdus, citation de Pina Bausch. Fin du conflit dans un corps mental. A quoi sert le corps émotionnel ? Peut-on s'arrêter de manger, et se nourrir uniquement de prâna ? Comment se dégager de nos vieilles pensées, cesser de faire la guerre à nos proches, nos amis et nos amours ? Comment transformer la violence intérieure en amour pur ? Vivre dans l'instant présent permet de vous libérer des émotions négatives. Evitez de poser des objectifs en termes négatifs. Par exemple: je ne veux plus fumer. Demain j'arrête de fumer. Je me trouve dans la même situation que la tienne, j'ai le même problème que toi. Comment pouvons-nous résoudre ces problèmes, d'ordre physiques ou mentaux ? Par la nourriture saine et bio, sans pesticides, est-ce qu'on peut se libérer des troubles mentaux, de certaines maladies, des dépendances toxiques, qu'elles soient tabagiques ou autres ? Jusqu'à maintenant la cigarette était ma meilleure amie, une béquille, qui avait un peu la fonction d'un anti-dépresseur pour moi. Aller vers l'autre demande beaucoup de courage, la passion d'être Soi est un désir de se connaître soi-même. Troisième citation: connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers. A méditer ! Je prie pour que les guerres dans le monde disparaissent. Girly Urban Dance Lifestyle, une vie au féminin, le blog d'un écrivain français et d'un grand danseur de tango argentin, virtuose et maestro double rôle, spécial tango de piste en abrazo cerrado (étreinte collée-serrée), à Avignon (Vaucluse). Romantique et affriolante écriture, une rentrée littéraire tout en tango, une belle danseuse à moitié nue explore son bas-ventre, le hara, centre de gravité: écriture ésotérique et tango tantrique, reine du bal, voici le gala chez les hétéros, et une norme qui exclut les êtres différents. Pourquoi je suis homosexuel ? Devenir végétarienne, tel est mon souhait. Explorer l'alimentation pranique. Est-ce que mon rêve devient réalité ? Free paper and body love of a leader follower tango queer dancer in the south of France, city of the popes. Meeting with a transgender gay blogger and french-language author. No war. Peace and love. I LOVE TANGO. Hug me ! Romanesque épopée à l'horizon 2020, de nouveaux projets: la fin de ma guerre intérieure, projets piercings tatouages et épilation, mon féminin au service de la danse et du tango. J'écris ce que je danse, je danse comme l'écris, dans l'amour de mon prochain. No buzz, only love and peace !

 

La journée est terminée. La fin du monde s'est bien passée.

"Celui dont l'âme a été nourrie n'a pas besoin de nourrir son corps."

 

Aujourd'hui, un nouveau monde à portée de mains, voici que notre vie a changé, nos repas sont praniques, la nourriture est une manne, les choses autour de nous brillent d'une manière différente, tout est devenu gratuit, les énergies, les échanges. Le regard des gens que nous croisons se remplit d'une vie soudaine. Chaque jour dans le monde, un nombre croissant d'individus s'arrêtent d'ingérer de la nourriture solide ou liquide. Les êtres humains, ainsi que les animaux se nourrissent désormais de prâna. Nous ne sommes pas encore habitués.... ça va venir. L'alimentation pranique accompagne nos instants de grâce: elle est accessible à tout le monde.

Au début, ça pourrait faire penser à une terreur douce, mais en lâchant quelque chose, ce je-ne-sais-quoi qui nous retenait, eh bien, nos murs se remplissent de vie, et l'on prend soudainement conscience de ce vide entre nos murs, ce vide entre les bâtiments de nos rues, ce vide rempli d'objets familiers, d'odeurs oubliées, de couleurs auxquelles nous ne prêtions même plus attention tellement nous y étions accoutumées, ce vide plein de nos activités quotidiennes, et l'on commence à entendre derrière les bruits de la vie quotidienne ce silence, ce silence par lequel aucun bruit n'existerait.

C'est tout nouveau pour nous.


Entre nos quatre murs, nous réalisons qu'il y a un espace. Hier c'était la fin du monde, c'est à dire que nous sommes sortis d'une torpeur.

On se lève le matin, vite, il y a ceci et cela à faire en priorité, oh là là, alors qu'on émerge d'un sommeil, se réveillent les pensées de la veille, on ouvre les vannes du stress, on allume l'une après l'autre les petites inquiétudes et espérances avec lesquelles on s'est endormi. Tout ça qui se réveille doucement, des formes visualisées, des souvenirs du week-end dernier, des projections dans le futur, notre boîte crânienne devient une fourmilière : en prenant notre café, on est envahi de fourmis qui déplacent nos émotions au fur et à mesure :

Voilà une fourmi qui transporte : "Elle n'était pas amoureuse de moi de toute façon, je me suis fait avoir."

Une autre fourmi évacue un gros bloc : "Pourquoi à 22 ans n'ai-je pas continué mes études?"

Et là une fourmi qui enfouit un sacré morceau : "Tu peux pas continuer à vivre comme ça, faut que tu changes, ça va pas, mais pas du tout..."

Encore une fourmi marchant à contre sens : "Me suicider? Non, je vais les faire chier encore et encore et encore, c'est de leur faute!" 

La fourmi guerrière qui chasse les fourmis rouges : "Allez je fume ma clope et j'y vais, je suis à la bourre."


Comme chaque matin, la fin du monde se faisait attendre. On se réveille, le combat reprend, les petites fourmis rouges et les fourmis noires géantes s'affrontent jusqu'au soir...


On ne sait pas qu'il y a une guerre des fourmis dans nos boîtes crâniennes. On est en plein milieu, on la subit, on y prend part sans le savoir, on y reste surtout de notre naissance jusqu'à notre mort.

 


A force, tu ne t'en rends même pas compte. Tes parents t'ont dit qu'il fallait participer à leurs problèmes, à leur détresse, à leurs explications, ils se sont justifiés, et ils se sont servi de toi, ainsi que tous les autres adultes l'ont fait par la suite, pour justifier leur rôle, leur savoir, leur place acquise dans ce champs de bataille. Il ont besoin de toi pour valider leurs souffrances passées.
C'est mieux qu'ils te fassent vivre les mêmes souffrances pour que tu les comprennent. C'est surtout qu'ils t'en voudraient à mort de ne pas participer à ce qu'ils appellent la vie normale. Toi tu es obligé de vivre leur vie normale. Sinon, ils ne te considèrent pas: tu n'existes pas. T'es rien, ou un moins que rien. Ou un étranger.
Et toi tu as grandi à l'intérieur de leur monde stressant et désespérant. Ils t'ont obligé à faire la guerre avec eux. Mais tu étais trop petit, et quand à tes 18 ans, tu as voulu toi aussi prendre les mêmes armes qu'eux, il t'a fallu choisir un camp. Tu es du côté des petites rouges ou tu défends les géantes noires, hein? Et tu as voulu aussi quitter ce putain de champ de bataille, mais tu pensais fuir Waterloo,  et tu t'es retrouvé au milieu d'une guerre mondiale, la troisième guerre mondiale, celle dont on a si peur, et qu'il faut taire, parce que les gens du mensonge t'ont bien fait comprendre que cette guerre-là, faut pas la mettre à jour, c'est la grande muette, celle qui fait de chacun d'entre nous un soldat, une victime, un terroriste, un déserteur, une infirmière.
Maintenant, tu t'endors tous les soirs avec cette guerre dans ta tête de caporal, et la guerre t'emporte dans le sommeil, et le matin tu sursautes, parce que tu as eu peur que notre guerre finisse en fin du monde, tu reprends les armes, et tu reprends aussitôt le combat, déplace tes troupes, il ne doit y avoir ni vainqueur, ni vaincu, aucune paix possible, et la souffrance est rassurante, parce que la fin du monde serait la fin de ta guerre, de notre guerre.

 

 

 


Les neurones-miroirs sont si vivants, les cellules nerveuses si trépidantes, qu'on devient vite esclave de tout un monde électrisé, aux lois biochimiques immuables, doué d'un art extraordinaire pour gérer notre corps physique sans que nous nous en apercevions, nous laissant ainsi libres  de profiter du paysage aux fenêtres de notre véhicule terrestre... 

Profitons-nous seulement de ce voyage extraordinaire? Même pas: nous sommes là du matin au soir à vivre une fin du monde qui n'en finit pas dans notre boîte crânienne, nous souciant perpétuellement des mouvements incessants que font ces fourmilles de neurones! Alors que nous devrions leur faire confiance, et aller vers l'extérieur, à la frontière de ce petit monde que nous habitons tel un dieu, quitter le nid douillet de nos bonnes et mauvaises habitudes, abandonner notre zone de confort:

"Hier c'était la fin du monde, je me suis dirigé vers mes orbites oculaires, me suis placé confortablement derrière l'écran de mes rétines et j'ai contemplé le paysage... Alors pour la première fois, laissant derrière moi cette guerre des fourmis rouges et des fourmis noires, j'ai découvert assis dans l'oeil et derrière sa membrane pluri-stratifiée d'une épaisseur d'environ 0,5 mm, mon appartement : et ma guerre a disparu aussitôt. Plus de manoeuvres militaires, plus de grenades jetées à tout vent, plus d'étendard sanglant de telle ou telle patrie.

Ma boîte crânienne venait de changer de forme, d'aspect : elle est devenue quatre murs, un plafond et un sol carrelé. Des objets paisibles étaient disposés aux quatre coins, et au milieu de ma boîte crânienne, j'ai pris conscience de l'espace, cet espace des possibles.

Je regarde la serrure de la porte d'entrée. J'observe la clenche. Les clefs suspendues. Si je le veux, je peux changer la forme de cet espace : suffit d'ouvrir la porte et ma boîte crânienne se transforme en un lieu nouveau. Plus de guerre : juste rester assis, spectateur dans cet oeil, ce troisième oeil qu'est la Conscience.

J'étais tellement surpris, que je me suis dirigé vers un tympan. Me suis assis confortablement, et ma boîte crânienne s'est remplie d'un univers sonore. Plus de guerre mondiale. La paix!

Je suis allé immédiatement marcher le long de ma peau, et à fleur de peau, j'ai ressenti tout le vide qui m'entoure. Pour la première fois, la guerre mondiale faisait place à un monde nouveau, celui d'un corps placé dans un océan de ressentis kinesthésiques.

Le soir, je me suis couché, et je me suis assis devant mes rétines, me suis installé derrière mes tympans, et me suis allongé à fleur de peau, et j'ai observé comment le sommeil fait pour venir et comment le sommeil fait pour nous emporter ailleurs.

Le matin, j'ai aussitôt évité d'aller sur le champ de bataille dans lequel vous m'emmenez dès que vous parlez entre vous, dans lequel je vous amène en vous adressant la parole. Au réveil, je suis allé m'asseoir aussitôt derrière les rétines, à côté des tympans et à fleur de peau, et j'ai parcouru un monde de paix."

La fin du monde ressemble à ça, oui.


Mais j'ai oublié de vous dire qu'en prenant le temps de vivre aux frontières qui séparent le monde extérieur de notre univers intérieur, ça agace toutes les fourmis qui n'ont plus de raison, plus d'excuses valables pour continuer leur guerre.

Cela les énerve tellement, qu'elles invitent toutes sortes d'insectes hideux à venir faire la guerre avec elles pour que vous vous intéressiez de nouveaux à elles, afin que vous vous détourniez de la paix que vous avez trouvée dans l'instant présent, dans la conscience, à la surface de vous-même : les profondeurs de l'être rejoignent l'autre bout de la terre, il est inutile d'aller là-bas vers une île déserte, car vous vous retrouverez encore plongé dans une autre guerre.


Restez derrière vos rétines, à côté de vos tympans, à fleur de peau, et laissez la guerre mondiale se dérouler d'elle-même. C'est en sortant du champ de bataille que vous réalisez les horreurs dans lesquelles vous étiez impliqué!

Restez dans l'instant présent : ne prêtez aucune attention à cette guerre qui prend les tournures de la fin du monde...

Car n'oubliez jamais cela: la guerre est faite pour que vous ne puissiez pas connaître la paix.

La guerre existe depuis la nuit des temps afin d'occulter la paix qui nous dérange, de nous détourner de l'alimentation prânique: car l'ultime trêve ressemble à la fin du monde au moment précis où vous êtes sur le point de la trouver.

Dans notre société, tout est fait pour vous faire croire que si vous abandonnez votre guerre intérieure, autrement dit, l'un des millions de champs de bataille qui se conjuguent au quotidien, vous risquez de disparaître. 

En vérité, vous allez générer une vague de paix qui attirera les soldats affaiblis et écoeurés par nos combats relationnels, effrayer les sergents et colonels pour qui la guerre est rentable, attirer les guerriers de la lumière, vos frères et vos soeurs, désarmé-e-s... mais...


Hier, c'était la fin du monde. Merci aux participants!

Avignon, le 25 décembre 2013


Le texte qui a fait le buzz sur les réseaux du tango social, dans la communauté du tango argentin: Cette nuit je suis mort de froid, récit post-mortem d'un étudiant en lettres modernes. Classement top 10 des meilleurs textes de mon blog, tout un roman, des confessions et des témoignages autour de la danse et du tango. La féministe et le misogyne n'aiment pas le tango. Médaille de bronze pour le texte: la jeune et belle et cruelle tanguera. Humour. Quatrième au classement dans mon blog tango plume: TANGUERA être une femme du bal. 5e position: Le principal obstacle pour danser le tango argentin. Texte sadomaso érotique et homosexuel: BORDERLINE être une folle du tango. Septième position dans le classement des textes qui ont eu leur heure de gloire, leur succès bref: Quand je bois ses mots je m'enivre. Huitième: Le tango est un orgasme. 9e position: Maître. Dixième et dernier de la liste littéraire que je vous propose pour la rentrée 2018: Jardin secret d'une lolita obacon. Violette, un corps émouvant, une belle écriture du tango, et l'événement de la saison 2018-2019 pour ses performances tango technique femme. Frédéric Tango Plume Queer Maestro, la vision d'un danseur: les adornos d'une danseuse de tango argentin, Federica Transition Tanguera.

 

Publié dans Le lac des cygnes

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