Il y a un arbre, un oiseau...

Publié le par Frédéric Zarod

   
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Il y a un arbre en nous qui veut s'enraciner, un oiseau en nous qui aime faire des cercles dans le ciel. C'est cette danse-là, qui nous invite à relier la terre et le ciel, ce tango de tout notre être qui cherche le sacré quand les notes de musique tombent comme des perles de pluie, et qui réunit les êtres afin de donner un sens circulaire à notre vie, dans une société carrée!

Il y a une rose et notre coeur, sa couleur, tandis que nos mains fermées au début de la vie veulent battre le rythme d'un tambour, des boutons, oui des boutons de rose nos poings, mais la patience des saisons donne raison à la sagesse, nos pétales finissent par s'ouvrir, nos mains s'ouvrent, et se tendent au milieu du champs, un champs de consciences, et nous voilà au coeur de l'ouvrage, rose trêmière, ainsi sommes-nous reliés les uns les autres, pendant que serpente l'arbuste qui propose une frondaison à l'allée de l'existence, nos coeurs comme autant de roses, et l'existence à nos perles, à l'aube, gouttes de rosée quand nos larmes nous unissent ou nous séparent, mais qu'importe, rose, et nos couleurs d'âme, rouge vif, jaune safran, du rose et du mauve, et le pâle reflet de nos espérances qui charrient quantité d'épines, encore du rouge, parce qu'on se protège comme on peut, et tanpis s'il faut faire de nos fragiles armatures un buisson épineux, nos coeurs n'en seront que mieux protégés, avant le bal, peut-être le dernier bal, un de ces bals pour lesquels les roses peuvent enfin éclore.   


Il y a un arbre, un oiseau, et des roses aussi, mais c'est sans importance, pourvu que tout le monde danse, en bas comme en haut, et si ça pique les yeux, tant que nous avons plein d'étoiles dedans, notre ronde se revêt de l'univers.

 

Avignon, le 30 octobre 2012

 

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