Refus d'invitation d'une tanguera

Publié le par Frédéric Zarod



Refus d'invitation d'une tanguera: quel cavalier n'a jamais vécu ce genre de situation dans une milonga? Comment a-t'il vécu le refus? Comment cette danseuse a-t'elle refusé son invitation?


Certains danseurs n'osent pas inviter des femmes qu'ils ne connaissent pas. Ils sont plus nombreux qu'on ne le pense.

De nombreux danseurs sont timides, pour certains, cela leur demande du courage que d'inviter une tanguera avec laquelle ils n'ont encore jamais danser en bal. Certains aussi attendent de la voir danser. Ne surtout pas prendre de risque avec une femme qu'ils n'ont encore jamais vue dans un bal, vous comprenez?

Que l'on ne confonde pas cette timidité du danseur qui invite, avec de la faiblesse, du manque de courage: l'homme a le droit, tout autant que la femme, de ressentir des émotions dont certaines peuvent le bloquer, le freiner dans ses élans spontanés.

L'homme est naturellement timide comme la femme est naturellement pudique!

L'homme n'est pas plus "fort" que la femme, indépendamment de sa naturelle corpulence qui pourrait lui donner une soi-disante supériorité physique et musculaire.

S'il y a refus de l'invitation de la danseuse, que ce refus soit au moins à la hauteur du geste du danseur, de son rôle qui est justement d'inviter :

- un refus exprimé par une tête qui se détourne à 180 degrés au dernier moment (façon: je fuis lâchement l'invitation d'un danseur qui a peut-être pris son courage à deux mains),

- un refus exprimé par le dédain, ce côté narquois, qui fait tout le ridicule d'une danseuse dont on dira irrémédiablement: "celle-là elle ne se prend pas pour ...",  

- un refus sous forme de prétexte à 2 centimes, genre: "j'ai mal aux pieds, mais dans 30 secondes je n'aurais plus mal aux pieds quand mon danseur chéri m'invitera",

ces refus-là ne sont pas à la hauteur, ne sont pas dignes des danseurs qui ont pour philosophie d'inviter TOUTES LES DANSEUSES.

Nous acceptons les refus. Bien sûr. Mais les refus dignes, corrects et sincères.

N'oubliez jamais, chères tangueras, qu'en cas de refus, c'est le danseur qu'on voit repartir esseulé: ce n'est pas une honte, loin de là. Mais refuser son invitation c'est non seulement pour vous apprendre à dire non, mais aussi le faire avec une certaine élégance, courtoisie, un sourire, une gentillesse qui ajoutera une énergie positive dans nos milongas!

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Publié dans Tango argentin

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Laret 13/10/2013 10:31


La "timidité"peut'ètre une véritable maladie...C'est une situation que j'aurais beaucoup de difficultés à gèrer!!Bon dimanche...

Fred Milongeroz 13/10/2013 16:23



La timidité est aux hommes ce que la pudeur est aux femmes!