Le Tango Argentin, Marseille et la Provence

Publié le par Frédéric Zarod, alias Fred Milongeroz

Un danseur de tango argentin remonte la Cannebière à la recherche de son temps perdu, et surtout de sa belle tanguera, un rendez-vous manqué à Marseille. La Provence est le théâtre de ces amours hautes en couleurs, un amour impossible, burlesque et presque dramatique, à la Pagnol, avec un drôle d'accent du midi. Amoureux du tango, "Argentin de Carcassonne", égaré dans la cité phocéenne, est-il en quête de sa marseillaise de danseuse ou d'un inaccessible trésor provençal? Finit-il par réaliser qu'il a pris des cours de tango argentin pour cacher sa misère sous des rêves de Buenos Aires?

"Quand je bois les mots, je m'enivre": le monologue qui fait le récit de sa vie de milonguero enragé et de poète pauvre laisse place au fur et à mesure de l'exorcisme à un hommage à l'un des plus grands poètes et chanteurs français... Sa colère de tanguero finira-t'elle par céder le pas à l'amour?

 

tango argentin marseille 13




Grand Jacques,

"Je bois alors ses mots, il les a inventés, Rabelais aviateur, Rabelais navigateur, Benjamin, tu sera toujours l'Oncle, Maestro de l'enfance, l'Aîné, et je deviens le cadet de mes soucis que je jette dans le Rhône, parce que les fleurs sont périssables."
   

Le tango argentin,

"Les soirs où je suis argentin, je m'offre des argentines, mais ce soir, le coeur en pagaille et..."



La Provence et Marseille,

"... même dans le port de Marseille il y a des marins qui boivent plein de pastaga et de drames aux premières lueurs, et moi au milieu de tout ça, moi, qui me prends encore pour moi, j'ai apporté des lilas, j'attends le tram sur la canebière, et je la vois, ma tanguera, la fille qui danse en pleine rue..."






Vidéo youtube Tango Argentin, Marseille et la Provence: lecture théâtrale du texte intégral "Quand je bois les mots, je m'enivre" - Mon hommage au Grand Jacques.

Pour lire le texte: Quand je bois les mots - Mon hommage à Jacques Brel 

 

 

"Quand je bois les mots, je m'enivre"


Une plume française du tango argentin, un danseur qui use ses chaussures de tango dans les milongas de notre belle Provence, des Bouches-du-Rhône à la fontaine de Vaucluse, des Alpes de Haute Provence aux plaines de la Crau et de la Gardonnenque, parfois jusqu'à Montpellier, Toulouse, en passant par le port de Sausset-les-Pins, la place des cafés de Vaison-la-Romaine, le château de Beaucaire, la gare de triage d'une ancienne huilerie marseillaise, l'ex-caserne des pompiers d'Avignon intra-muros, le Palais des Papes, le Cercle des Arts et Métiers, l'île de Martigues, la place du Chapitre à Nîmes, le parvis de l'Opéra de Marseille, ou encore le lac du Paty, charmante terrasse naturelle sur les flancs du Mont-Ventoux, entre les dentelles de Montmirail et les robes soyeuses du bal d'une pleine lune estivale! Oh Bonne Mère! On peut dire que mon tango, té, il est né en Provence, entre Avignon et les Saintes-Maries!

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