Tango à pas feutré

Publié le par Frédéric Zarod


    6121661890_cf134159fc.jpg

Tango à pas feutré, poésie bailando

Rêves feutrés entre deux rives, quand oscillent les coeurs, quand les âmes remplissent leur corps, on arpente le sol tandis que les ailes se déploient.

Rêves fous, des deux rives laquelle aimante? Deux bras trop courts pour les effleurer en même temps, choisir, et en attendant, tanguer entre deux eaux.

Tango à pas feutré, sans froisser les ailes, tango d'un feutre et d'une soie, elles qui dansent, le coeur chavire.

Entre deux rives le courant, un fleuve au sang qui serpente, aux racines du tango, de la veine de Buenos Aires, jusqu'aux artères peuplées de Montevideo, remonter le cour du temps.

Les yeux de la habanera sont les plus envoûtants, qu'ils viennent seulement s'échouer sur le rivage d'un sourire, et le visage du tango se reflète toujours entre deux rives.

Placer le dièse entre deux chairs, milonguero des heures perdues, un contre-pied à contre-courant, el choclo del compadrito.

Inaccessible, leur silhouette se distingue, deux rives aux quatre saison, moins le quart ou passé minuit, grâcieuse tanda et ses lèvres humides, café froid d'une courtina.  


Aucun pont n'est assez grand, pour franchir ce long fleuve qui adoucit les moeurs, mais l'enjamber, c'est à la sorcellerie d'un canyengue que l'on doit le miracle, parce qu'il est des coeurs qui ne se franchissent qu'en dansant.

Rêves aux feutrines qu'une tanguera coud, son Arlequin n'est qu'un Osiris déchu entre deux rives, les mêmes qui ont vu s'en aller au loin le Sarmiento.

C'est à pas feutré, s'il ressort vivant de sa noyade,  sur l'une des deux rives et  dans la douceur d'un bémol, éloignant les fadaises de ce monde qu'on ne veut plus à tant l'aimer, que le tango se veut argentin.

Et si entre deux rives, ton coeur hésite encore, va, marche, dans tous les sens, que ta milonga puisse choisir pour toi, toi, oui toi qui n'est qu'un tango de trop.


L'été s'en va, et je tourne le DO à la Méditerranée, mon SOL est si précieux que je ne saurais le perdre. Adieu jolie frégate, ta quarantaine était un beau tour d'horizons.

Je prends quelques notes - soupir.






Entre deux rives ...

 

 

Commenter cet article