Partenaire tanguero exigeant

Publié le par Fred, danseur milonguero têtu et hypersensible

 

Danser et surtout s'entraîner en solo, c'est à double tranchant, j'ai comme cette épée Damoclès au-dessus de ma tête, et j'entends - oui, j'entends des voix, le tango m'a rendu médium - j'entends des gens dire: "Tu danses tout seul, fastoche! montre-nous un peu avec une danseuse, que tu fasses un peu moins le mariole..."

Finalement, le règne des apparences sert bien la pensée unique: qu'il est bien plus difficile de danser le tango argentin en solo qu'avec une danseuse, moi je vous le dis, on ne peut pas faire de figures, par exemple, ni la volcada, ni la colgada, une barrida ou une sacada n'a pas vraiment de sens, et je ne vous le fais pas dire! Quant à la marche croisée et marche parallèle, là, ça n'existe même plus!

Tango solo, tango uno, là, t'es tout seul, il n'y a pas une pulpeuse tanguera robe échancrée chaussures à talons comme il faut, pour te donner le change, pour calfeutrer tes pieds de travers, ta perte d'équilibre, on ne voit.... que toi. T'es pas dans la merde, si je peux me permettre l'expression. M'enfin, je peux me permettre pas mal de chose, té! C'est mon blog ici, non? Je vous taquine, ô Bonne Mère! 

 

La plume, le katana, l'éventail, le chapeau en cuir, l'écharpe blanche, la veste de costume, les chaussures de tango argentin, avec des talons blancs, derrière mes accessoires et mes vêtements, je travaille mon centre de gravité, mes transferts de poids, mes appuis, ma pierna libre (jambe libre/free leg).

Danseur de tango, mes entraînements solo visent un abrazo de soie, une connexion de satin, un guidage de velours, avec un axe droit comme un glaive, une intention de fer.

2016: j'entre dans ma dixième année de tango argentin, toujours avec cette persévérance d'acier, la passion de la danse de couple, l'amour du tango, tout simplement... devenir la geisha des milongas!

Becoming a Geisha

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