Une danseuse de tango argentin fait des trucs bizarres avec ses pieds

Publié le par Miss Violette

Une danseuse de tango argentin fait des trucs bizarres avec ses pieds

 

 

"Pardonnez mon retard, mais j'avais vraiment besoin de me faire masser les pieds ce matin."

Tapis rouge, Jeff Paterson

 

 

 

QUEER TANGO ARGENTIN - tango4all - une jolie tanguera danse et dessine au sol des 8, des cercles, arabesques et courbes, avec ses pieds, talons hauts, texte sur le tango rioplatense, danseur milonguero étrange, bizarre, atypique

 

Une jolie petite tanguera de 40 ans fait des trucs bizarres et incroyables avec les pieds

 

Entre les contraintes techniques et musicales sur talons aiguilles, les règles douloureuses que subissent les femmes dans nos milongas, et certains hommes machos qui sévissent sur la piste, entre de très bons danseurs et des brutes du tango, en s'improvisant, sans scrupules, mauvais donneurs de leçons, une ravissante danseuse de tango argentin fait des trucs bizarres et incroyables avec ses jolis petits pieds.

A côté de ses très beaux textes, quand miss Violette, pose sa plume pour chausser ses talons hauts, il y a fort à parier que la débutante en tango queer catégorie technique et embellissements femme, s'apprête à nous offrir une danse magnifique, des improvisations aux jeux de pieds, de jambes et de hanches, insolites, sensuels, variés et remarquables.

En attendant l'événement MasterClass 2021, un festival de duende et d'adornos concocté curieusement au milieu de savoureux récits et confidences tour à tour coquins, émouvants et drôles, voici un retour sur quatre années de labeur...

C'est mon cadeau de Noël pour tous les amoureux du tango rioplatense et les passionné-e-s de la danse sur talon haut, les allumées de la demi-pointe et de la barre classique, mais aussi un clin d'œil pour les admirateurs, admiratrices de nos maestrias qui nous font de sublimes shows au quatre coin de la planète.

 

Insolite incroyable, belle jambe petits pieds mignons sensuels d'un danseur qui fait la femme dans nos milongas françaises

 

Femme ravissante, intelligente, drôle, sensuelle et romantique, soumise à une pratique exigeante, à des entraînements fastidieux et aux mouvements répétitifs qui font partie des codes esthétiques du tango argentin, ainsi qu'à la dure loi du bal en France, elle danse ce qu'elle écrit, elle écrit ce qu'elle improvise, de la pointe du pied comme au bout de sa plume, elle écrit des mots d'amour, dessine des arabesques et ornements étranges, rédige de très beaux textes sur le tango et ses milongas vécues dans la région provençale, elle invente des chorégraphies éphémères en les inscrivant sur la baldosa, avec ses beaux petits pieds, avec ses talons aiguilles, de curieuses chorégraphies qui se transformeront en récits poétiques, en confessions émouvantes, en fictions coquines, en textes sublimes.

C'est une française qui fait de sa danse ce qu'elle écrit, qui écrit comme elle danse, qui ne sera jamais à la page, mise au pied du mur, condamnée à faire et refaire ses trucs atypiques, spectaculaires, des choses agaçantes, avec ses orteils, des pivots, des sorties de gambette, des pas de deux et contre-temps; machinalement, elle fait des ronds de jambe et des jeux de pied pour chorégraphier sa vie de danseuse et d'écrivaine dans le Midi de la France.

 

Très beau tatouage réalisé sur le pied d'une tanguera qui danse dans les milongas françaises, magnifique tattoo rose fleur noire, ombres détails fioritures sur peau blanche. ART TANGO FEMME

 

Vidéo Mirada Duende Adorno

Une danseuse fait des trucs étranges avec des tangueros

 

Comment son mari lui masse-t-il les pieds? Comment son amant lui fait-il l'amour? Comment ses admirateurs la font-ils danser dans nos milongas du sud? Quelles sont toutes ces choses bizarres, ces pratiques secrètes, que cette belle blonde pourrait bien faire avec les hommes? C'est une tanguera qui ne se contente pas de rester assise sur une chaise. Enjoliver son tango n'est pas une chose si évidente, derrière le plaisir, beaucoup de travail. Toute une obsession du tango, une docilité au service du talent, une virtuosité qui permet à ce beau brin de fille de s'épanouir enfin. Eveil du féminin sacré, l'événement tant attendu chez une sorcière (pas) comme les autres qui a fini par construire de solides fondations dans sa danse pleine de sensualité et de prouesses artistiques.

Dans la suite de ce dossier exclusif consacré à une femme quadragénaire peu ordinaire qui relie, avec brio, ses adorables petits pieds à ses neurones miroirs, vous allez assister au déroulement de la phrase la plus longue jamais écrite dans ce blog sur le tango et sa technique au féminin. Marcel Proust en est jaloux, mais que voulez-vous! Quand on a de fines et belles jambes kilométriques qui finissent par des chevilles frêles et de jolis pieds sexy, on ne peut que rédiger des phrases interminables, langoureuses, mystérieuse, une chorégraphie qui n'en finit plus...

Dans cette vidéo, Mademoiselle Violette fait des trucs bizarres avec les pieds.

Avignon, jeudi 3 décembre 2020

Une étonnante lady fait des choses très curieuses avec les pieds & rédige des confessions sentimentales et autres récits mystico-fétichistes sur le tango argentin vécu dans nos milongas du Sud

 

 

Une phrase à la Proust...

Une étrange, coquine et agaçante danseuse française de tango argentin, surdouée plantaire [on la surnomme à juste titre French Girlie Happy Feet] et artiste métatarsienne à tendances paranoïaque et schizoïde, qui ne manque pas de talent, de générosité, ni de culot dans un esprit d'émulation et d'apprentissage au sein de la communauté francophone d'un tango qui se veut social, charmante créature bipède, bipolaire, agoraphobe, procrastinatrice et altocalciphile, d'un mètre soixante pour quarante-six kilos, avignonnaise claquemurée dans ses remparts, esclave du ocho atras y adelante, spécialiste de renommée internationale de la 3HFS Corporation (Hard High Heel Feet Stuff Corporation),  célèbre aussi pour son très sexy ocho cortado qui fait fondre les milongueros sur le dance floor de notre territoire si fraternel,  portant dans nos milongas provençales, rhodaniennes et languedociennes, des sandales à talons hauts couleur chair de marque italienne (pointure 37, hauteur talon 10 cm), pas vraiment, ou du moins faussement libertine, plutôt amoureuse hystérique, qui prend son pied avec une barre classique, ou fantasme grave au pied du mur, rêveuse hyperactive, et de sensibilité indigo émo-victorienne, dont la féminité, loin de toute philosophie et psychologie freudienne, préside à un style de vie en rose de nature religieusement queer, aux sources de laquelle est généré tout un festival érotico-maniériste, d'esthétique tanguera, d'embellissements classiques, d'enluminures fantaisistes et d'arabesques charnels, de jeux de jambes, de hanches et de mains, latino-orientaux, une curieuse sorte de meeting à vocation aristocratique sous lequel se glisse une hétérodoxie subreptice et luciférienne, qui, empruntant comme il faut au tango féminin, ses fioritures et figures les plus complexes, organise d'une part, la prolifération d'un théâtre extravagant aux formes féminines les plus variées, aux expressions corporelles chargées d'exubérance, enrichies, grâce aux neurones miroirs et à l'inconscient collectif, par le biais puissant de l'apport visuel et de l'expérimentation kinesthésique, en influences profondes et archétypales que la danse classique, contemporaine, orientale, indienne, ainsi que la danse du ventre, le fox trot, la salsa cubaine, le boogie, la kizomba, et les autres danses de bal, ont laissées dans l'âme de cette pauvre et effrontée tanguera à la peau blanche comme fleur d'oranger, blonde d'ailleurs qui a fini exilée par la force des choses, à qui l'on reproche d'être encore célibataire à son âge, que des messieurs fort peu aimables s'évertuent, par-dessus le marché, à traiter de pimbêche prolétarienne, de vieille aguicheuse, de fieffée gourgandine et féministe gothique, et, d'autre part, exhibe en showroom une mosaïque foisonnante et spectaculaire de mouvements très techniques, volutes à forte connotation politique, jolis dessins et mandalas réitérant des scènes primitives de chrétienne vierge, martyrisée sous un Marc Aurèle ou un Dioclétien, à cause d'un saphisme marqué tout au long de son œuvre artistique et littéraire, mais également des ornements éphémères tribadistes, où il est question de rituel baroque dans une forme a-phallique et en l'honneur de la déesse Bedhraj Mata à laquelle ses sœurs hijras dédient leur émasculation sacrificielle ["The procedure of genital emasculation is connected to the goddess Bedhraj Mata. (...) Bahuchara Mata is a key icon of devotion for the hijras." Source citation: LGBTQ+ Rights in India], cette petite française, donc, de la quarantaine, à la taille fine, aux étonnants yeux bleus, aux reins outrageusement cambrés pendant ses démonstrations sulfureuses, rétive et le téton vainqueur, en legging noir ou en jupe très courte, mais en vérité une fille réservée et contemplative, fait des trucs bizarres et autres broderies milongueras avec ses jolis et admirables pieds qu'un vernis à ongles rouge fatal met en valeur, et écrit, en présentant de remarquables qualités littéraires ainsi qu'un don poétique pour décrire des scènes extra-conjugales d'un certain intérêt métaphorique et ésotérique, parce qu'elle est aussi une plume romantique, drôle et sensuelle, de beaux textes sur le tango et ses milongas vécues dans le sud-est de la France entre la fontaine de Vaucluse et la fontaine Marie-Rose, et sous effet intermittent d'une dilatation œcuménique géographiquement instable, de Sisteron à Martigues, de Bollène à Marseille, et après avoir donné des cours collectifs bénévolement, de Vaison-la-Romaine à Montpellier.

 

"Envers son mari, elle se montrait compréhensive, voire affectueuse, pourtant ils dormaient comme s'ils avaient signé un contrat. Même leurs pieds ne se touchaient jamais. Et il y avait bien eu un contrat: le mariage."


Un bonheur parfait, James Salter

 

Une danseuse de tango argentin fait des trucs bizarres avec ses pieds

 

"Le tango est foncièrement baroque: L’esprit classique avance droit devant lui, l’esprit baroque s’offre des détours malicieux, délicieux. Ce n’est pas qu’il veuille arriver plus vite. Ce n’est même pas qu’il veuille arriver. C’est qu’il veut jouir du voyage."


Citation d'Alicia Dujovne Ortiz

 

Publié dans tanguera, humour

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gribouille 23/12/2017 08:15

ah oui... Je ne pourrais jamais pour me décrire faire une aussi longue phrase que la tienne : ou sinon il faudrait que j'invente.

Frédéric Zarod 23/12/2017 11:21

Ja ja ! j'y ai passé un certain temps à la pondre, normalement, elle tient à peu près debout. Je ne sais pas comment il faisait Proust, des romans entiers...
Essaie quand même à l'occasion !
Tu étales plusieurs feuilles A4 sur la table, tu crées des colonnes, sujet, verbe, et tous les compléments, après tu articules ta personnalité en une phrase; C'est comme le tango !
Passe de bonnes fêtes, Gribouille